Urgence : équipements portatifs et trousses d’outils

Publié le 5 juin 2006

Catégories: Nouvelles

Les missions de Dentistes Sans Frontières se standardisent. Il n’est pas toujours facile ni praticable d’avoir une norme d’intervention dans la réponse de soins apportés aux populations. L’incessante question de la recherche des équipements et du matériel dentaire de base (daviers, lampe…) avant chaque départ mine l’efficacité, la productivité et l’autonomie des interventions une fois sur le terrain.

DSF tente, avec le soutien de la profession et de l’industrie, de pallier ce manque. Néanmoins, cette quête pré-départ représente une surcharge de travail pour chaque équipe, car elle se fait en parallèle des charges quotidiennes à assumer. Une fois dans le vif des interventions, les retards dans les traitements, dus aux équipements manquants ou moins appropriés, sont inadmissibles. Les 52 professionnels de la santé dentaire qui sont allés sur le terrain cette dernière année ont cherché constamment à donner le meilleur d’eux-mêmes et ils y sont parvenus au prix d’efforts et de prises de risques parfois délicates. Certes, mission après mission, les interventions prennent force et vigueur, mais il faut, et ceci est devenu un impératif, systématiser et standardiser les possibilités d’actions. Le développement devient alors durable. Certaines équipes ont bénéficié de matériel portatif, mais cela est rare, donc cher. L’intérêt des unités de dentisterie portables réside dans l’opportunité de pouvoir résoudre les problèmes liés à l’éloignement géographique des populations des centres de soins dentaires, donc d’intervenir là où les besoins sont les plus criants. De plus, Dentistes Sans Frontières va monter des boîtes à outils de première nécessité comprenant des petits instruments (daviers, élévateurs…), des équipements de chirurgie et de dentisterie opératoires, des petits appareils électriques (lampes à polymériser, Cavitron…) et des Statim. Dentistes Sans Frontières souhaiterait faire l’acquisition de tous ces équipements car il s’agit de continuer son développement, mais DSF ne peut y parvenir sans l’appui du milieu québécois et canadien.

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