Tsunami de décembre 2004 en Inde
De l’urgence à la reconstruction

Publié le 5 septembre 2006

Catégories: Nouvelles

Le 26 décembre 2004, un tsunami dévastateur a déferlé sur les côtes de plusieurs pays d’Asie. Le sud de l’Inde n’y a pas échappé. La gigantesque vague a assailli la côte sur plus de 2 200 kilomètres. L’état du Tamil Nadu, qui couvre la pointe sud du pays, a été particulièrement touché.

Dans les villages de pêcheurs, qui sont agrippés à la plage depuis toujours, face à l’océan nourricier, toutes les familles ont été touchées. Des maisons ont été défoncées, des flottes de petits bateaux ont été englouties, des cultures ont été inondées, rendant la terre stérile, du moins jusqu’à ce que la couche de surface puisse être retirée. Mais surtout, des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants ont été emportés. Dans le seul état du Tamil Nadu, on a dénombré près de 10 000 victimes. L’organisme Human Rights Watch estime qu’entre 70 % et 80 % des victimes en Inde provenaient de villages de pêcheurs. Le gouvernement indien ajoute que dans le Tamil Nadu, 150 000 familles ont ainsi perdu leurs moyens de subsistance et que 400 000 personnes se sont retrouvées sans abris. Aussi c’est sur ce territoire durement affecté que la grande famille franciscaine de l’Inde, sous l’impulsion des Capucins, a entrepris une vaste intervention, grâce à la générosité des communautés religieuses du Québec, de fondations et de particuliers, qui ont canalisé leur formidable soutien à travers le Centre missionnaire Sainte-Thérèse et Terre Sans Frontières. « Dès le lendemain du tsunami, nous étions sur la plage pour ramasser des corps et offrir une aide psychologique », souligne le père Joseph Santiago, directeur du Centre Udayam, l’organisme capucin qui chapeaute l’intervention post-tsunami dans le Tamil Nadu. Une fois certains besoins urgents comblés (eau, nourriture, abris, filets de pêche), Udayam a démarré des projets plus permanents, passant ainsi de l’aide d’urgence à la reconstruction humaine et matérielle. Plusieurs projets sont en cours alors que d’autres sont sur le point de démarrer, notamment ceux qui impliquent la construction de maisons ou de bâtisses devant abriter des personnes âgées, des orphelins, et des centres de formation professionnelle.

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