Stephan Bihan, nouveau pilote de ASF

Publié le 2 avril 2007

Catégories: Avions Sans Frontières, Nouvelles

La présence de Stephan Bihan, le nouveau pilote qui vient de s’installer pour un an aux commandes du Cessna 206 d’Avions Sans Frontières, n’est pas étrangère à son prédécesseur, David Dancause.

Ensemble, ils ont fait leur cours de pilotage au Centre québécois de formation aéronautique du Cégep de Chicoutimi. « David et moi, on était d’ailleurs colocataires durant nos études. J’ai terminé mon cours en même temps que lui et j’ai travaillé avec son frère », explique Stephan, tout en soulignant qu’il connaissait Avions Sans Frontières au moment d’entreprendre ses études. « Déjà j’étais intéressé par l’expérience qu’un tel projet était en mesure d’offrir », affirme-t-il. Pour cette expérience africaine, Stephan Bihan ne sera pas en terre totalement étrangère, puisqu’il est né à Madagascar, d’un père breton et d’une mère québécoise. Il y est resté jusqu’à l’âge de 5 ans, pour ensuite s’en venir au Québec. « Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de Madagascar, mais je suis toujours resté habité par ça », mentionne-t-il. « Ma mère m’a dit que l’école où j’allais était une véritable petite ONU tellement il y avait des enfants de partout. Alors naturellement, j’ai toujours eu un intérêt et une ouverture pour les autres cultures. » Après ses études, Stephan Bihan a piloté deux ans dans le nord de l’Ontario, avant de se retrouver du côté de Schefferville. « Dans le nord, l’avion est le moyen de transport le plus important. Il y possède toutes ses lettres de noblesse. Mais on dessert principalement des chasseurs et des pêcheurs. C’est moins gratifiant que le travail qui peut être fait à Dungu », analyse le pilote de 34 ans, qui voit dans cette expérience de solidarité internationale l’occasion de vivre un quotidien plein d’humanité, en compagnie de sa conjointe, Julie Roussel. « Julie et moi nous n’aimons pas être des observateurs, nous aimons partager », mentionne-t-il. Évidemment, l’occasion de travailler dans un contexte différent le stimule tout autant. « Là-bas, c’est la découverte. Là-bas, c’est toi qui décide, c’est l’autonomie », se réjouit-il, tout en reconnaissant être moins à l’aise avec la présence des militaires et des armes. « J’aime moins ça, mais je sais que ce sera là », dit-il, tout en précisant ne pas se faire d’idées ou d’attentes. « Je sais que ce ne sera pas nécessairement facile. On se pose beaucoup de questions. Mais quand j’ai vu qu’il y avait une ouverture du côté d’Avions Sans Frontières, j’ai tout de suite été tenté d’y aller », affirme-t-il, tout en avouant que Julie l’a beaucoup poussé à faire les démarches. « C’est une infirmière qui a pas mal voyagé et travaillé dans des dispensaires cris et inuits », précise Stephan. En République démocratique du Congo, elle aussi aura l’occasion de vivre pleinement la coopération internationale puisqu’elle sera intégrée au centre de santé de Dungu.

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