Sauver des enfants de la servitude

Publié le 12 septembre 2006

Catégories: Nouvelles

À Viziniagaram, dans l’état de l’Andhra Pradesh, le tsunami n’a pas été dévastateur comme dans le Tamil Nadu. Mais comme l’aide aux enfants en difficulté constitue une priorité pour nos partenaires de l’Inde, un petit organisme montréalais, Aide internationale pour l’enfance, a également bénéficié du support du projet tsunami, bien que son travail ne touche pas directement des victimes du tsunami.

Aide international pour l’enfance et son partenaire, ARDAR, travaillent avec des enfants victimes de servitude pour dettes. Ce sont des enfants dont les parents vendent les services en échange d’un prêt. « Pour les parents, il n’y a pas d’autre choix. Mais les enfants doivent souvent faire un travail difficile et dangereux, comme le nettoyage de cuves d’élevage de crevettes avec des produits toxiques, sous le soleil et sans protection », mentionne V. V. Ramana, directeur d’ARDAR. Pour sortir ces enfants de ce cycle de grande pauvreté, l’AIPE se rend dans des villages de pêcheurs et travaille avec les autorités et les parents afin d’identifier les enfants les plus en danger et de les sortir de leur milieu. « Parfois, cela implique de rembourser à l’employeur le prêt contracté par les parents », mentionne M. Ramana. Une fois identifiés, les enfants sont pris en charge par le centre de l’Aide internationale pour l’enfance, qui leur offre un toit et l’éducation. « Les enfants retournent régulièrement dans leur village voir leurs parents, comme ceux-ci peuvent venir les visiter », précise M. Ramana. Présentement, le centre accueille une trentaine d’enfants, mais la nouvelle bâtisse qui est sur le point d’être inaugurée permettra de doubler la capacité.

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