Programme de coopération volontaire : Assurer la pérennité des services

Publié le 18 décembre 2018

Catégories: Affaires mondiales Canada, Dentistes Sans Frontières, Homéopathes de Terre Sans Frontières, Nouvelles, Optométristes Sans Frontières, Santé

Le programme de coopération  volontaire quinquennal réalisé  avec Affaires mondiales Canada (AMC)  est maintenant dans sa quatrième  année et les coopérantes et coopérants  volontaires qui se rendent sur le terrain  continuent de partager leur savoir-faire  et leurs compétences afin d’étendre  encore plus les capacités d’intervention mises en place au cours des trois  dernières années.

Dans les trois pays visés par ce  programme,soit la Tanzanie, la Bolivie  et le Honduras, les échanges avec les  professionnelles et professionnels  locaux sont de plus en plus adaptés  à des problématiques et des besoins  bien définis, pour que la pérennité des  services en santé dentaire, visuelle et  homéopathique soit assurée au-delà de  l’année 2020, alors que se terminera le  présent programme.

Plusieurs suivis sont donc à l’ordre  du jour pour s’assurer que les acquis  sont mis en pratique, que des correctifs  sont apportés au besoin et que  cela se traduit effectivement par des  soins de meilleure qualité. Parallèlement,  le transfert des compétences se  poursuit avec des formations pratiques  et théoriques en dentisterie, en  optométrie et en homéopathie.

En dentisterie et en optométrie, le  travail clinique est renforcé en Tanzanie  et en Bolivie avec la poursuite des  enseignements liés à l’utilisation de  certains équipements, aux diagnostics,  aux traitements divers et à la protection  des patients et des professionnel(le)s.

TSF et ses volontaires, en étant  maintenant biens implantés dans  deux hôpitaux, six cliniques et six  dispensaires et reconnus par plusieurs  instances décisionnelles, peuvent également  renforcer trois axes transversaux,  soit l’égalité entre les femmes et les  hommes,ce qui se traduit par exemple  dans l’accès égalitaire aux emplois  dans les établissements de santé,  l’environnement, ce qui se concrétise  entre autre par une gestion améliorée  des déchets bio-médicaux et la gouvernance,  ce qui se voit notamment par la  transparence dans les échanges avec les  autorités et la population ou l’amélioration  des structures organisationnelles.  

En homéopathie, les responsables  des six dispensaires au Honduras  sont de mieux en mieux outillés  avec du transfert de compétences en  homéopathie de première et deuxième  lignes et en duplication de remèdes  homéopathiques, alors que les  savoirs de base en santé familiale par  l’homéopathie sont étendus avec la formation  de nouveaux leaders communautaires,  de promoteurs de la santé et  d’étudiants du secondaire.

Dans les trois pays, le dépistage de  divers troubles et maladies ainsi que la  prévention sont également implantés.  Les coopérantes et coopérants volontaires  accordent une importance particulière  à ces aspects de la santé communautaire  en formant les professionnels  locaux, de même qu’en sensibilisant  de nombreux intervenants engagés  au sein de regroupements citoyens,  de municipalités, d’établissements de  santé et d’institutions d’enseignement,  qui deviennent ainsi des agents multiplicateurs.

Faire connaître les avancées réalisées sur le terrain et partager les expériences vécues par les coopérantes et coopérants volontaires, voilà des actions qui imprègnent l’ADN de notre programme de coopération volontaire. Cette année, cela s’est traduit par des participations aux Journées dentaires internationales du Québec de l’Ordre des dentistes du Québec, au Salon vison de l’Association des optométristes du Québec, à la Canadian Homeopathic Conference en Ontario et au Festival Zéro Déchet. Nous nous sommes aussi impliqués dans la conférence annuelle des organisations internationales de coopération volontaire (IVCO), qui s’est
tenue à Montréal cet automne, pour échanger sur les bonnes pratiques.