Mandat en santé maternelle, néo-natale et infantile

Pour cette fois, la vie triomphe

Publié le 26 janvier 2020

Catégories: Blogue, Nouvelles, Terre Sans Frontières République du Congo

Dr Robert Gagnon, obstétricien-gynécologue, Dre Renée Fournier, médecin de famille et Mme Linda Bambonye, présidente de TSF et infirmière à la retraite, sont en République du Congo pour offrir de la formation au personnel médical de TSF et évaluer les capacités d’intervention lié au projet de santé que gère TSF en collaboration avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Par Philippe Legault, directeur des communications

Installé dans une petite salle surchauffée de l’hôpital de base d’Impfondo, Dr Robert Gagnon n’aurait jamais pu se douter que le sujet de sa formation passerait aussi vite de la théorie à la pratique.

En début de matinée, l’obstétricien-gynécologue qui pratique au Centre universitaire de santé McGill offre des conseils à Dr Cyr Christian Gouary Bikind, médecin assistant à la coordination pour le projet TSF, au sujet d’une femme enceinte. Ce dernier craint une grossesse abdominale. Suite à une échographie, Dr. Gagnon diagnostique plutôt un placenta praevia, une condition pouvant provoquer une hémorragie.

Drôle de hasard, les hémorragies chez les femmes enceintes sont justement le sujet de la formation matinale offerte au personnel médical de TSF. Dr. Gagnon vient d’ailleurs de mettre à l’écran la diapositive sur le placenta praevia lorsque Dr Bikind l’interrompt. La patiente vue plus tôt est en hémorragie. Une césarienne est nécessaire.

Dre Renée Fournier, médecin de famille qui pratique à la Clinique de santé familiale Queen Élizabeth, prend le relais de la formation avec comme sujet l’allaitement maternel alors que Dr Gagnon et Dr Bikind se dirigent vers la salle d’opération rudimentaire pour aider à la naissance d’un prématuré.

Le petit est amené dans une salle dénudée servant de pouponnière, où le personnel de TSF le prend en charge. L’enfant tombe cependant en hypothermie. Il faudrait un incubateur. Mais l’hôpital de base d’Impfondo n’a pas d’électricité, sauf une génératrice pour les cas urgents. Au quotidien, les femmes accouchent à la lueur de lampes fanal. Alors sans électricité, pas d’incubateur.

Le nouveau-né est transféré de toute urgence dans un véhicule TSF-HCR vers l’hôpital évangélique d’Impfondo, qui a des incubateurs. Le petit est sauvé, tout comme la maman.

Cette fois, la vie a triomphé. Mais toutes les histoires ne se terminent pas aussi bien. Beaucoup de besoins restent à combler pour que les populations, locales comme réfugiées, puissent obtenir les soins de santé qu’elles méritent.

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