PSF en Tanzanie – Mission de planification Septembre 2017

Catégories: Missions terminées, Tanzanie

Équipe de mission en compagnie du Dr Vedastu directeur de l'hôpital d'Usangui

Pays

Tanzanie, Moshi, Kibosho et Usangui

Dates de mission

4 au 23 septembre 2017

Cadre d’intervention

Milieu semi-rural de la région du Kilimandjaro.

Les établissements visités : C.B.R.T. (Comprehensive community based rehabilitation in Tanzania) situé à Moshi, Hôpital de Usangui , district de Mwanga, Hôpital St-Joseph, Moshi, Hôpital Kibosho , district de Kibosho. La clientèle du département de physiothérapie y est très diversifiée allant de toutes les conditions : orthopédiques, rhumatologiques et neurologiques.

Objectifs de la mission

  • Revoir la place de la physiothérapie dans quatre établissements de santé dans les villes de Moshi, Kibosho et Usangui afin d’appuyer le renforcement des compétences des professionnels en physiothérapie (P.D.C.P.) pour Terre Sans Frontières (TSF)
  • Tenter de définir le ou les rôles des futurs volontaires physiothérapeutes/TRP et cibler les types d’interventions dans un contexte de P.D.C.P. pour une mission T.S.F. de courte durée soit de 3 à 4 semaines.
  • Cibler, si possible, quels services pourraient être offerts et/ou équipements tant au niveau des soins, de la formation et de la sensibilisation.

Volontaires

  • Michel Kelly, physiothérapeute
  • Jacinthe Veilleux, accompagnante
  • Astou Niang, Chargée de projets à TSF

Témoignage

Jeudi, le 28 septembre 2017,

 Nous sommes arrivés de la Tanzanie le dimanche 24 septembre en fin P.M., fourbus et fatigués après 42 heures de vol et d’attentes dans les aéroports en transit pour le vol suivant. Le « nous » inclut moi, ma conjointe Jacinthe, et madame Astou Niang qui est chargée de projets pour TSF, laquelle nous a accompagné lors de cette mission dont le but initialement était de faire le constat de la physiothérapie dans quelques hôpitaux de Moshi et ses environs et de voir si possible à préparer un plan de développement des compétences pour d’éventuelles missions futures dont entre autres celle où 4 physiothérapeutes partiront de Montréal le 14 octobre prochain pour trois semaines à Moshi et Kibosho.

 Lors de notre retour de mission à Montréal, le choc d’une température anormalement élevée pour la saison, nous rappelait celle de la Tanzanie comme si on ne voulait pas trop nous sortir de cette ambiance calorifique de cette partie de l’Afrique de l’Est. Mais, le béton, les cônes rouges en abondance et la lenteur excessive pour atteindre la route 20 direction Trois-Pistoles, nous a rapidement mis dans l’ambiance du déjà vu, et avons donc décider de faire une halte au retour pour être plus en forme le lendemain malgré le décalage horaire pour se retrouver dans notre résidence du Bas-St-Laurent. 

Depuis notre retour, on nous pose souvent des questions du genre ;  » Pis, est-ce que ça a valu la peine ? ou,  » est-ce que ça va changer grand chose ? ou  » ça doit coûter cher le bénévolat pour ce que ça peut rapporter !!, etc,etc,. « . Suite à ces questions, et après réflexion hier soir sur ce qu’on a vécu et ressentit, m’inspirant d’un texte de Marie-Pier Charron de Matins Magiques, j’ai écrit ce qui suit et qui s’intitule : LE POUVOIR DE FAIRE LA DIFFÉRENCE

 Aussi merveilleuse soit notre philosophie, il peut être difficile à priori de vraiment croire qu’on a le pouvoir de faire une différence de par nos mots, nos actions, nos dons, et que ceux-ci peuvent réellement illuminer la vie des autres ou même changer le cours de leur existence. Il m’est arrivé souvent de penser qu’il y a une partie de moi qui a l’impression de perdre son temps et qui a hâte d’arrêter – non pas parce que je ne peux pas aider, mais parce que je doute de pouvoir le faire et d’être à la hauteur de la situation. Il me semblait que si on croyait vraiment pouvoir semer de la joie dans la vie des autres, on passerait absolument chaque moment d’inactivité à envoyer de belles énergies aux personnes qui en ont besoin, plutôt que de réfléchir à des problèmes souvent sans grande importance. Et, on serait encore plus présents et généreux dans nos interactions. Avec le temps, j’en suis venu à réaliser que OUI on a tous ce pouvoir, que nos mots, nos actions, notre empathie, peut réellement mettre du soleil dans la vie des personnes que nous côtoyons et apaiser la douleur qu’elles portent.

OUI, choisir de garder notre cœur ouvert peut amener celui des autres à s’ouvrir également. Le plus merveilleux dans le fait de vivre avec une intention de bonté et de dévouement, est de penser à la différence qu’on fait dans la vie des gens, de réaliser qu’on porte en nous tous la beauté, et la grâce nécessaire pour faire quelque chose d’aussi fondamental pour le mieux-être des autres peu importe le pays sur cette TERRE SANS FRONTIÈRES.

 Michel Kelly, Physiothérapeute et Jacinthe Veilleux

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