Mission accomplie au Pérou

Publié le 18 avril 2006

Catégories: Nouvelles

« Nous avions un groupe extraordinaire, des membres travailleurs, empathiques et animés par le même besoin d’aider des pauvres gens souffrants qui n’avaient autrement aucun accès à des professionnels de la santé dentaire. Nous avons été enchantés par l’expérience de notre première mission à Tarapoto, San Martin (Pérou) et nous avons accompli notre objectif de prodiguer un maximum de soins à une population grandement en besoin d’aide humanitaire », explique la brigade composée de quatre dentistes, d’une hygiéniste dentaire et d’un coordonnateur de mission.

Dr Philippe Wang de la Baie-James, Dre Véronique Benhamou de Montréal, Dr Fernand Rinfret de Chicoutimi et Dre Rosa de Frutos Garcia de Montréal, accompagnés de Manuel Jesus Arangoitia Gallegos, coordonnateur, et de Mme Francine Joron, hygiéniste, ont formé une équipe où l’âge, la culture et les expériences professionnelles et de vie de chacun se sont rencontrés, « C’est cela qui faisait notre richesse », disent-ils. En plus de pouvoir s’exprimer en espagnol pour trois d’entre eux. En tout, 788 patients ont été traités, les enfants étant prioritaires; 2364 actes ont été posés en 8 jours et plusieurs soirées. Les soins prodigués incluaient surtout des extractions, mais aussi de la dentisterie opératoire, des détartrages, des prophylaxies, des instructions d’hygiène et plusieurs chirurgies. Les objectifs ont été atteints et même dépassés. Les expéditions dans les villages les plus reculés ont permis de cibler les gens les plus démunis. La demande était importante, la file d’attente imposante. Pourtant, dans chaque village, tous les patients souffrant de douleurs dentaires ont été traités et soulagés. Une mission de DSF demandant tolérance à l’ambiguïté et une grande souplesse, l’équipe en a fait montre, « Ce qui nous a le plus impressionné a été de pouvoir nous débrouiller avec un minimum de ressources pour accomplir notre mission. Dans plusieurs villages nous ne savions pas où nous allions travailler jusqu’à la dernière minute. Souvent, les espaces disponibles n’avaient pas d’eau courante ou même d’électricité autrement qu’un fil connecté à une génératrice. La superficie de certaines salles était restreinte, nous forçant à travailler dans un milieu assez crampé. La chaleur dans les salles de travail était souvent suffocante (jusqu’à 39 degrés Celsius). L’instrumentation n’était pas toujours disponible », de conclure les membres.

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