Lutte contre la drépanocytose

Publié le 1 septembre 2006

Catégories: Nouvelles

La drépanocytose, communément appelée « Anémie SS », est une maladie des gènes de l’hémoglobine, protéine du sang servant à la fixation et au transport des gaz : oxygène et gaz carbonique dans le sang. Ces gènes conduisent à la formation d’une protéine d’hémoglobine anormale, dont la présence dans les globules rouges conduit à leur destruction et à une anémie très grave.

Pour le moment, il n’est pas possible de guérir la maladie, mais il est possible de soigner les symptômes, extrêmement douloureux et entraînant des déformations, par la prise d’acide folique. Il est même possible de les prévenir en contrôlant les conditions hygiéniques et nutritionnelles des enfants atteints. À Dungu, en République démocratique du Congo, où on estime que la maladie touche 5 % des naissances, une équipe d’intervention appelée SOS-Dépra a été mise en place. Elle a entrepris de sensibiliser les enfants atteints et leurs parents à la nécessité de contrôler leur environnement, en plus d’offrir des traitements d’acide folique et d’hydergine. Les résultats ont d’ailleurs été probants, les crises ayant diminué chez les enfants suivis. Grâce à un projet appuyé par Terre Sans Frontières, SOS-Drépa peut maintenant élargir son intervention, notamment grâce à l’acquisition d’une machine d’électrophorèse à hémoglobine, qui sera acheminée vers l’Hôpital général de référence de Dungu. Cet appareil permettra de détecter les anomalies afin de limiter la multiplication des cas, et d’assurer une détection précoce de la maladie chez les enfants, idéalement dès la naissance, pour assurer un suivi rapide. SOS-Drépa entend également augmenter la sensibilisation auprès de la population afin de changer la perception qu’ont les gens de la maladie, pour que les enfants puissent vivre une vie proche de la normale. SOS-Drépa compte acquérir et maintenir un inventaire d’hydergine et d’acide folique, afin de pouvoir offrir des traitements continus. Ce projet est rendu possible grâce au soutien financier de l’Agence canadienne de développement international et l’organisme Secours-Mission.

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