Journée mondiale de l’eau 2021

Publié le 22 mars 2021

Catégories: Blogue, Terre Sans Frontières Haïti, TSF au Mali, TSF en République du Congo

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2021, qui a eu lieu le 22 mars, nous vous présentons quelques témoignages, activités et faits provenant du terrain à propos de cette ressource si essentielle à la vie.


Haïti

L’année dernière, Terre Sans Frontière a installé un système de traitement et de distribution d’eau potable à l’Île-à-Vache, en Haïti. Deux résidantes de l’île témoignent de l’importance que cette initiative a eu sur leur vie et leur communauté.


Wilnèse Luxin

Le système de traitement d’eau à l’Île-à-Vache est d’une grande importance car auparavant nous n’avions pas d’eau potable à boire. Pour moi personnellement, ce système est une délivrance car je suis malade et le médecin m’a fermement rappelé que toute eau n’est pas bonne à boire à cause des microbes qui causent des maladies. Je vous dis un grand merci, car sans eau, il n’y a pas de vie.
À l’école, quand nous avons soif, nous utilisons simplement une gourde et allons chercher de l’eau à boire, alors qu’avant, sans eau potable, nous risquions de mourir. Cela est d’une grande valeur pour la communauté. Pour beaucoup d’entre nous, l’approvisionnement en eau potable était auparavant aux Cayes, où il fallait se rendre en naviguant sur la mer. A présent nous avons de l’eau disponible sur place. Nous disons un grand merci à TSF pour cela. Le travail que vous êtes en train de réaliser n’est pas vain car vous sauvez la vie de nombreuses personnes. Continuez sur la même lancée. Que Dieu vous bénisse. Toute la communauté de l’Île-à-Vache vous remercie.

Claudine Bazin
L’eau est comparée à la vie et nous en avions grand besoin au sein de la commune. Ce système de traitement d’eau est la meilleure chose qui nous soit arrivée. Personnellement je considère cette eau comme le plus grand de tous les biens reçus. J’avais l’habitude de boire l’eau du puit qui est néfaste à la santé. Je vous remercie de tout cœur pour ce beau cadeau.
Nous comparons cette eau potable à un visa pour la communauté de l’Île-à-Vache, car il y a longtemps que nous souffrons d’en manquer. Nous vous remercions, c’est la meilleure chose qui soit arrivée au sein de la communauté. Nous espérons avoir d’autres centres de distribution d’eau potable sur l’île, car c’est extrêmement important, l’urgence se fait encore sentir. Nous avons été malades lorsque nous avons été privés d’eau potable. Mais vous avez aidé la communauté à relever le plus grand défi auquel elle faisait face.


République du Congo

En République du Congo, TSF a marqué la Journée mondiale de l’eau en organisant diverses activités de sensibilisation au site de demandeurs d’asile de Bouemba.
Une causerie-débat a été organisée sous le thème « La place de l’eau dans nos société et comment faire pour la protéger », à laquelle ont participé 33 personnes, dont 25 demandeurs d’asile.
Un renforcement des capacités du comité de gestion des points d’eau des demandeurs d’asile a aussi été fait, et des demandeurs d’asile ont été sensibilisés sur la gestion et la sécurisation de l’eau, afin de prévenir les maladies d’origine hydrique.
Cette journée d’activités s’est terminée avec une démonstration sur le lavage des mains pour limiter la propagation des maladies des mains sales et la COVID-19.
Par ailleurs, l’équipe TSF en République du Congo a récemment assuré la livraison de 8000 litres d’eau au Centre de santé intégré de Bouemba.


Mali

Au Mali, plus de 30 points d’eau ont été construits à travers tout le pays au cours des 15 dernières années (1 dans le Cercle de Kati, 19 dans le Cercle de Kolokani et 10 dans les Cercles de Kidal, Ménaka et Gao).
Le principal défi est de se rendre jusqu’à l’eau puisque dans ce pays, elle se trouve souvent à 150 mètres ou même 200 mètres de profondeur. En comparaison, l’eau souterraine du Québec se trouve à une profondeur moyenne de 60 mètres.
Certains points d’eau aménagés utilisent des panneaux solaires alors que d’autres sont à motricité humaine.
Pour chaque point d’eau, un comité de gestion de l’eau est créé afin d’assurer son entretien par les villageois. Des activités et formations ont aussi été mises en place au fil du temps, auprès des agriculteurs notamment, pour favoriser la conservation de l’eau et éviter son gaspillage.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), en 2021, plus de 2,5 millions de Maliens, dont plus de la moitié seront des enfants, auront des besoins en eau.
Toujours selon OCHA, dans les Cercles de Kidal et Gao, moins d’une personne sur deux a actuellement accès à de l’eau potable.

Partagez

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *