Gérer les risques et la sécurité : une priorité

Publié le 17 décembre 2019

Catégories: À la une, Nouvelles

En Haïti, la crise sociale marquée par des manifestations violentes dans plusieurs villes du pays s’étire depuis des mois. Au Mali, des régions entières, particulièrement au nord du pays, vivent sous la menace de groupes extrémistes depuis des années. En République démocratique du Congo, la maladie à virus Ebola s’est dangereu-sement rapprochée de centres urbains densément peuplés. En Équateur, les autochtones ont pris d’assaut quelques grandes villes pour protester contre la hausse du prix du carburant. En Bolivie, la population a exprimé sa colère et entraîné la chute du gouver-nement suite aux élections du mois d’octobre, sur lesquelles ont pesé des soupçons d’irrégularités. Quel est le lien entre ces cinq crises ? Elles se déroulent toutes dans des pays où Terre Sans Frontières (TSF) mène des activités.

Pour un organisme de coopération internationale qui emploie sur le terrain près de 200 employés locaux et expatriés, qui s’y rend périodiquement faire le suivi des programmes et qui y envoie des dizaines de volontaires, ce type de situation doit automatiquement entraîner une réaction dictée par une capacité à gérer les risques et au besoin, à répondre adéquatement à une situation de crise.

C’est dans cette optique que Terre Sans Frontières a mené au cours de la dernière année un important travail de réflexion, de consultation, de rédaction et de formation qui a débouché sur une Politique de gestion intégrée des risques. Pour s’assurer de la profondeur et de la qualité de sa démarche, TSF s’est allié à l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires (OCCAH) de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et s’est inspiré des meilleures pratiques reconnues dans le domaine de la gestion des risques et de la sécurité à l’échelle internationale, notamment la norme ISO 31000:2018.

 

« Nos employés et nos volontaires constituent la force vive de l’organisation. Ces personnes sont à la base du succès de nos interventions, ce qui retombe sur les bénéficiaires », souligne Jean Fortin, directeur général de TSF. « Le développement de cette politique était un investissement important à faire. Mais nous l’avons fait parce que nous y croyons, pour prendre nos responsabilités. Ce n’est pas pour faire bonne impression ou nous donner bonne conscience. »

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