Famine dans la Corne de l’Afrique
Trois projets d’urgence au Kenya

Publié le 27 septembre 2011

Catégories: Aide humanitaire

En juin dernier, les Nations-Unies ont lancé un cri d’alarme pour avertir qu’une famine menaçait toute la Corne de l’Afrique. Immédiatement, TSF a lancé un  appel aux dons, se disant particulièrement préoccupé par la situation au Kenya, un pays où l’organisme intervient depuis plus de 25 ans.

Le bureau des affaires humanitaires de l’ONU rapporte qu’environ 3,75 millions de citoyens et 500 000 réfugiés y ont actuellement besoin d’aide, une situation résultant directement d’une terrible sécheresse, la pire enregistrée depuis 60 ans dans la région. Plusieurs personnes et organisations ont répondu à l’appel aux dons de Terre Sans Frontières, qui a ainsi pu s’empresser de fournir un appui financier pour la réalisation de trois projets destinés à soulager des personnes menacées par la famine, majoritairement des personnes souffrant d’un handicap, des personnes âgées, des orphelins et des familles comptant de nombreux enfants. Dans un premier temps, un projet réalisé en partenariat avec les Missionnaires de la Consolata du Kenya a été lancé pour acheter et distribuer de la nourriture à 3500 familles réparties dans quatre paroisses du district de Meru, soit 1000 de Gatunga, 500 de Mukothima, 1000 de Matiri et 1000 de Makima. « Les Missionnaires de la Consolata qui travaillent au Kenya ont toujours appuyé les familles qui nécessitaient de l’aide urgente. Face à la situation exceptionnelle qui prévaut, les gens ont justement tendance à se tourner vers nous. Cette aide ne résoudra pas le problème de sécheresse, mais pour bien des personnes ce sera une véritable bénédiction qui leur permettra de mieux vivre », explique frère Franco Callana, supérieur des Missionnaires de la Consolata au Kenya. Les familles bénéficiaires ont reçu de la farine de maïs, des haricots, du sucre, du sel et de l’huile de cuisson. Cette aide est d’autant plus importante qu’elle permet aux familles de demeurer là où elles sont plutôt que de se diriger vers les camps de réfugiés. Deux autres projets visent spécifiquement les écoles secondaires St. Martin de Meru et Bankanja de Mpeketoni, afin de les aider à nourrir des enfants provenant de régions sévèrement touchées par la sécheresse. « Environ 200 enfants issus de régions fortement affectées ne sont pas rentrés chez eux pour les vacances parce qu’ils savaient qu’ils n’auraient rien à manger. Pour eux, l’école est un refuge où ils sont au moins assurés d’avoir un dîner et un souper », explique frère Deogratias Sanya, directeur de l’école St. Martin. Du côté de l’école Bakanja, les besoins en nourriture visent 150 élèves. Plusieurs ratent les cours du matin ou arrivent en retard puisqu’ils cherchent à gagner un peu d’argent pour aider à nourrir la famille, avant de courir à l’école avoir leur ration. La nécessité de nourrir plus d’enfants qu’à l’habitude met donc beaucoup de pression sur ces écoles, d’autant plus que de nombreux parents, pris dans le tourbillon de la survie au quotidien, n’ont plus les moyens de payer les frais de scolarité. Grâce à l’appui de Terre Sans Frontières, ces deux écoles ont pu acheter des sacs de maïs, de farine de maïs, de haricots, de riz et de sucre pour continuer à nourrir les enfants.

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