Combattre les violences psychologiques et sexuelles

Publié le 12 décembre 2019

Catégories: À la une, Égalité entre les femmes et les hommes

Le milieu de la coopération internationale a été choqué et interpellé par les abus sexuels commis par des employés d’ONG et révélés en 2018. Les organismes de coopération internationale ont immédiatement été mobilisés et encouragés à mettre en place des mécanismes visant à prévenir et dénoncer ce type de crime.

D’ailleurs, Terre Sans Frontières (TSF) s’est immédiatement mis au travail, ce qui lui a permis d’adopter dès cette année une Politique de prévention et d’intervention en matière de harcèlement psychologique et sexuel, d’exploitation et d’abus sexuel, à laquelle est rattachée une procédure permettant de faciliter le traitement des plaintes et des signalements.

À travers cette politique, TSF préconise une approche centrée sur la personne victime-survivante, c’est-à-dire que le processus de prise en charge est orienté sur les besoins spécifiques de la personne ayant subi du harcèlement, de l’exploitation ou abus sexuel.TSF a également adopté un code de conduite pour la prévention et l’intervention en matière de harcèlement, d’exploitation et d’abus sexuel auquel toute personne employée par TSF doit souscrire.

Cette politique a aussi trouvé son écho sur le terrain à travers diverses interventions spécifiques visant à prévenir les abus et à accompagner des victimes-survivantes. En Haïti par exemple, le Centre de formation et d’accompagnement des jeunes et des paysannes de Vialet offre à une soixantaine d’adolescentes des ateliers de capoeira, un art martial afro-brésilien très ludique et acrobatique qui tirerait son origine chez les esclaves noirs. L’objectif premier de ces ateliers est d’outiller les jeunes filles avec un moyen d’auto-défense leur permettant de prévenir les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG).

Du côté de la République du Congo, les interventions en santé qu’y mène TSF en collaboration avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) comportent un volet de sensibilisation aux VSBG et d’aide psychologique pour les femmes réfugiées ayant subi de tels abus.En République démocratique du Congo, un projet en instance de démarrage permettra à une quarantaine de femmes victimes-survivantes de développer des compétences pour l’emploi, contribuant à leur autonomisation économique et sociale.

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