2009 : Année turbulente pour Avions Sans Frontières

Publié le 22 septembre 2009

Catégories: 2009, Avions Sans Frontières

La dernière année a été particulièrement turbulente pour Avions Sans Frontières (ASF). Les attaques perpétrées par la Lord Resistance Army (LRA) en République démocratique du Congo (RDC), plus précisément dans le Haut-Uele, région d’intervention majeure de Terre Sans Frontières (TSF), ont passablement affecté les activités du service d’aviation humanitaire au cours de la seconde moitié de l’année 2008-2009.

Les exactions commises par les rebelles ont débuté fin octobre 2008, pour culminer fin décembre. Un rapport de Human Rights Watch intitulé Les massacres de Noël dénombre l’assassinat de 865 civils et l’enlèvement d’au moins 160 enfants les 24 et 25 décembre 2008. Cette violence a obligé Avions Sans Frontières à quitter sa base naturelle de Dungu, pour aller se poster à Bunia. De là, ASF s’est aussitôt mis au service des agences humanitaires, lieu de transit principal des nombreux travailleurs devant se rendre vers les zones les plus affectées. En plus des médecins et du personnel infirmier, des tonnes de médicaments ont été transportées et des blessés graves ont été évacués. Au début des violences, ASF s’était occupé d’évacuer le personnel des organisations internationales posté à Dungu puisqu’aucun autre transporteur n’était disposé à s’y rendre, et c’est encore ASF qui s’est chargé de les ramener lorsque la situation s’est calmée. « Je n’ai jamais vu autant de travailleurs humanitaires à Dungu », faisait remarquer Robert Gonneville, directeur général de TSF, au retour d’une mission en février 2009. Pour les trois derniers mois de l’année 2008, le nombre d’heures de vol productif était d’ailleurs en augmentation de 20 %. Trois pilotes se sont succédé aux commandes du Cessna 206 depuis le début de la crise, soit Maxime Laliberté, qui a évacué l’avion vers Bunia, Jean Deschênes, qui a effectué le gros des opérations d’urgence à partir de Bunia, et Xavier Pichot, présentement sur place, qui retrouve un rythme un peu plus normal, bien que le déplacement de personnel humanitaire demeure une priorité puisque des attaques continuent d’être perpétrées.

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