Stage QSF 2016
Favoriser l’inclusion sociale

Publié le 28 septembre 2016

Catégories: 2016, Développement communautaire, Santé

Il y a près de quatre mois, nous, un groupe de six étudiants en physiothérapie de l’Université de Montréal ayant tout juste terminé notre baccalauréat, nous envolions vers l’Amérique du Sud pour aller vivre une expérience inoubliable : un stage de dix semaines à l’École Nuestra Señora del Carmen à Ricaurte, en Équateur, du 16 mai au 20 juillet 2016, dans le cadre du programme Québec Sans Frontières. Notre objectif principal était de favoriser l’inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap.

Dès nos premiers jours au centre, nous avons été conquis par l’accueil que nous avons reçu de la part de tous ceux que nous ne connaissions pas encore, mais que nous allions côtoyer au quotidien. Nous avons tous eu un coup de cœur pour nos familles d’accueil et pour les moments que nous commencions à partager avec elles; en fait, toutes nos soirées et nos fins de semaines étaient consacrées à la vie de famille.

Pour plusieurs d’entre nous, c’était notre premier stage en pédiatrie et nous avions beaucoup à apprendre. Étant étudiants en physiothérapie, une partie du projet consistait à échanger avec la thérapeute physique qui travaille à l’école. Nous avons aussi préparé des ateliers pour les parents et les professeurs et travaillé avec eux pour que les thérapies se poursuivent dans les classes. Parmi les beaux moments en physiothérapie, on se souviendra toujours de la petite Maily qui apprenait à marcher avec sa marchette, encouragée par Joao qui la suivait en fauteuil roulant à ses côtés. Quelques jours avant de partir, ce fut une grande joie de voir Maily marcher seule pour la première fois!

L’objectif du stage étant de favoriser l’inclusion sociale, nous avons planifié des visites dans des écoles du village pour sensibiliser les autres enfants aux réalités que peuvent vivre les personnes handicapées. Entre autres, les enfants ont pu expérimenter des jeux avec des handicaps fictifs et discuter avec de jeunes adultes vivant avec une déficience, pour mieux comprendre leur quotidien. Ces visites furent un succès! De retour au Québec, nous planifions maintenant des visites semblables dans des écoles primaires pour partager notre expérience et sensibiliser les enfants d’ici à ce que d’autres enfants peuvent vivre ailleurs, ou même tout près d’eux.

Au quotidien, nos journées étaient bien occupées : favoriser l’activité physique auprès d’un groupe de personnes âgées, faire du sport et de l’éveil à la motricité avec les enfants fréquentant la garderie et l’école du centre, animer des séances d’activité physique et faire de l’aide aux devoirs avec les enfants faisant partie du programme de prévention du travail infantile. Notre labeur a été bien récompensé lors de nombreuses fêtes partagées avec les enfants et les professeurs. Au travers de toutes ces activités, nous avons également eu la chance de visiter des bananeraies conventionnelles et biologiques et une fabrique de cacao.

En vivant deux mois en Équateur, nous avons pu découvrir une nouvelle culture et espérons ramener avec nous un peu de leur formidable capacité d’adaptation et de leur capacité de profiter du moment présent. Au final, nous repartons tous le sourire aux lèvres avec de nouvelles amitiés et les liens que nous avons créés avec nos familles, qui nous ont si généreusement accueillis.

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