Programme TSF-AMC
La prise en charge locale s’accélère

Publié le 6 septembre 2017

Catégories: À la une, Affaires mondiales Canada, Dentistes Sans Frontières, Optométristes Sans Frontières

 

Terre Sans Frontières (TSF) est maintenant bien engagé dans la troisième année de son programme quinquennal de coopération volontaire réalisé en partenariat avec Affaires mondiales Canada (AMC).

Les efforts se poursuivent pour renforcer les capacités des professionnels locaux dans les domaines de la dentisterie et de l’optométrie en Tanzanie et en Bolivie et de l’homéopathie au Honduras.

Les cadres d’interventions qui ont été mis en place au cours des deux premières années du programme permettent maintenant aux volontaires qui se rendent sur le terrain de transmettre leurs connaissances dans un contexte de plus en plus professionnel puisque parallèlement aux formations offertes, des cliniques spécialisées continuent d’être mises sur pied, équipées et développées afin d’assurer à long terme la prise en charge locale de soins de santé en dentisterie, en optométrie et en homéopathie.

Cela inclut notamment l’installation d’unités dentaires pour les traitements, d’appareils de radiographie, d’appareils d’optométrie servant à établir des diagnostics, de laboratoires pour tailler des lentilles de lunettes et de laboratoires pour fabriquer des remèdes homéopathiques.

Les conditions sont donc réunies pour offrir des formations pointues et poussées aux professionnels locaux, qui deviennent directement responsables de l’amélioration de la santé des populations.

« Mes meilleurs souvenirs ne sont pas reliés au paysages ou aux endroits visités, mais à la proximité de la population locale et des professionnels qui sont heureux de partager leur quotidien avec des coopérants qui leur veulent du bien… et qui en reçoivent beaucoup plus qu’ils n’en donnent », mentionne M. Serge Poulin, opticien.

Les initiatives mises en place à travers ce partage de connaissances démarrent maintenant à la base, avec des nouveaux programmes de prévention et de dépistage de troubles visuels et de problèmes bucco-dentaires en milieu scolaire, ou encore avec le suivi préventif, au Honduras, de certaines maladies à vecteur comme le Chagas, la malaria, la dengue et le chikungunya.

« Je n’avais aucune connaissance en homéopathie malgré 25 années d’études en science de la santé, en épidémiologie et en santé publique ainsi que du travail effectué auprès de diverses institutions nationales et internationales », explique Dr. Edgardo Valeriano, professeur émérite à Université Nationale Autonome du Honduras  (UNAH). « J’ai perdu mes préjugés face à l’homéopathie et découvert que les traitements homéopathiques sont très efficaces. J’ai aussi compris l’importance de motiver et développer la participation des personnes les plus affectées par les problèmes de santé au niveau local et de planifier avec elles.»

Pour Catherine Bazil Rambau, optométriste de l’Hôpital d’Usangi, en Tanzanie, les formations spécialisées lui ont permis d’améliorer ses connaissances de divers appareils d’optométrie. « J’ai appris à traiter certaines problématiques complexes de l’œil que je trouvais difficiles auparavant », se réjouit-t-elle.

La deuxième année du programme, qui s’est terminée au 31 mars 2017, s’est soldée par l’envoi de 30 volontaires (8 hommes et 22 femmes) ayant effectué 33 séjours sur le terrain, ce qui représente 621 jours de travail. Ces volontaires ont offert 38 formations spécialisées à 82 personnes (54 femmes et 28 hommes).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *