Histoire à succès au Honduras

Les bienfaits de l’homéopathie

La malaria, la maladie de Chagas, le chikungunya et la dengue sont des maladies à vecteur dont le taux d’incidence est très élevé au Honduras. Mais grâce à l’intervention d’homéopathes du Canada, l’offre de soins de santé alternatifs basés sur l’homéopathie s’est élargie, permettant de mieux prévenir la propagation de ces maladies et de soulager les personnes atteintes.

Les 27 séjours des coopérants volontaires réalisés depuis trois ans au Honduras par 18 homéopathes du Canada ont permis de traiter 1 929 personnes, dont 1 350 femmes, et ont mené à l’ouverture d’un nouveau dispensaire, qui s’ajoutent aux cinq autres déjà mis en place par les Homéopathes de Terre Sans Frontières. Ainsi, six municipalités ont directement pris en charge un dispensaire par le biais de leur mairie et sont maintenant en mesure d’offrir à leur population des services permanents d’homéopathie à leur communauté.

Ces services sont assurés par 12 nouveaux professionnels qui ont été formés en homéopathie par les volontaires du Canada. En plus de ces professionnels, 476 promoteurs de santé communautaire ont aussi reçu une formation de base leur permettant d’intervenir en homéopathie.
L’homéopathie au Honduras devient donc une médecine alternative efficace et accessible, permettant la prise en charge de patientes et de patients d’un point de vue global, qui inclut la sensibilisation à de saines habitudes de vie. Les maladies aiguës et chroniques peuvent être traitées avec les différents complexes homéopathiques tels que parasitoses, infections respiratoires, diarrhée, diabète, haute pression, problèmes du foie et des reins, etc.

« Je n’avais aucune connaissance en homéopathie malgré mes 25 années d’étude en science de la santé, en épidémiologie, en santé publique et mon travail dans diverses institutions nationales et internationales dans le domaine de la santé. […] J’ai ainsi perdu tous mes préjugés face à l’homéopathie. […] J’ai découvert que les traitements homéopathiques sont très efficaces et même plus efficaces que les traitements conventionnels en plus de n’avoir aucun effet secondaire. […] Un des principes les plus importants que j’ai appris est de motiver et développer la participation des personnes les plus affectées par les problèmes de santé au niveau local et de planifier avec elles les actions qui permettent de connaître, développer et améliorer leur propre santé. »
Dr Edgardo Valeriano, professeur émérite de l’Université Autonome du Honduras

C’est une approche sans risques de santé pour les femmes enceintes, les nouveau-nés et les enfants. La notoriété du programme a encouragé une réelle prise en charge locale des dispensaires par les mairies des municipalités touchées. Par ailleurs, pour la majorité des municipalités, ce sont les autorités locales qui ont fait la demande de l’ouverture d’un dispensaire, et ce sont elles qui ont désigné les responsables de santé homéopathique locaux qui sont formés par nos professionnels.

« Participer à une mission signifie pour moi partager ma passion pour l’homéopathie et contribuer à un monde meilleur. Le Honduras, comme plusieurs pays en développement, lutte pour fournir des soins de santé à sa population. L’homéopathie est une manière durable et abordable d’y arriver. »
Carla Marcelis, homéopathe

Carla Marcelis, directrice et enseignante à l’Institut d’homéopathie classique de Montréal, a effectué six séjours au Honduras dans le cadre du PCV (ainsi que 3 mandats de plus avant le programme du PCV), au cours desquelles elle a généreusement partagé son expérience et son expertise comme homéopathes et enseignante. Sa grande disponibilité, doublé d’une formidable empathie, a permis de bien coordonner les différentes activités prévues lors de son séjour pour ainsi contribuer à la durabilité et la pérennité du programme.