Soins homéopathiques

Diversifier la santé de première ligne

La prise de remèdes homéopathiques permet de diminuer les symptômes, de faire régresser la maladie et d’améliorer la qualité de vie des gens atteint du mal de Chagas. | Photo Ky Chung

Le saviez-vous?

– La Malaria, le mal de Chagas, le chikungunya et la Dengue sont des maladies épidémiques au Honduras. Ces maladies sont incapacitantes et potentiellement mortelle.
– Le Mal de Chagas est provoqué par la piqûre d’un parasite, qui est une variété de punaise.
– Près de 2 millions de personnes en Amérique Centrale sont atteint de la maladie de Chagas.
– La prise de remèdes homéopathiques permet de diminuer les symptômes, de faire régresser la maladie et d’améliorer la qualité de vie des gens atteint du mal de Chagas.

Développer le savoir de base

Le projet réalisé au Honduras vise à former des ressources locales en homéopathie, en homéo prophylaxie et en prévention afin de renforcer leurs interventions en santé communautaire, particulièrement celle liées au mal de Chagas. Les Homéopathes de Terre Sans Frontières cibleront quatre municipalités situées au centre du pays et s’adresseront notamment à des professeurs, et des étudiants et étudiantes de l’Université autonome du Honduras (UAH), ainsi qu’à des promoteurs et promotrices de santé communautaire.

Le projet prévoit également la création d’un laboratoire de fabrication de remèdes homéopathiques ainsi que l’aménagement et l’approvisionnement de dispensaires homéopathiques.

Le projet compte rejoindre, d’ici 5 ans, près de 36 000 personnes.

Partie prenante

Ce projet est réalisé grâce à la contribution financière d’Affaires mondiales Canada

Les bienfaits de l’homéopathie au Honduras

– Chaque mission permet le perfectionnement d’une médecine alternative pour les
populations touchées, une médecine accessible et économique pour laquelle les patients
demandent des services et des remèdes. Par le bouche-à-oreille, les patients partagent
leurs expériences positives et chaque consultation fait boule de neige dans la prise de
conscience collective.

– À Omoa (Cuyamel), la première personne qui a été responsable du dispensaire a ellemême
bénéficié de l’homéopathie. Elle a amélioré sa santé sur plusieurs points. Elle a
perdu beaucoup de poids, elle a davantage d’énergie et contrôle son diabète, sa haute
pression ainsi que sa myopie. Elle n’a plus de frais de médication et d’insuline pris depuis
les quatre dernières années. Depuis qu’elle est suivie en homéopathie, les bienfaits sur sa
santé personnelle attirent la confiance des patients. En plus d’avoir travaillé au
dispensaire, elle s’est aussi remise au travail auprès d’une coopérative de sa région. Elle a
formé à son tour sa propre fille pour la tenue du dispensaire.

– Beaucoup d’autres cas de problèmes de santé ont été solutionnés et les cas de réussite
sont très nombreux. Un autre exemple probant est celui d’un homme qui a été traité et
guérit de son abcès provenant d’une piqûre d’araignée. Son abcès sur la joue était toujours
infecté après 5 mois d’insuccès auprès de consultations médicales en milieu hospitalier.
L’homéopathie lui a offert de très bons résultats de guérison en deux semaines de
traitements.

– Nous pouvons constater une évolution de l’homéopathie au Honduras. Le succès des
homéopathes et de leurs services se mesure par la demande des Honduriens pour les
consultations et les remèdes, tout comme pour les formations offertes par nos coopérants
volontaires. Lors de l’année 2, un groupe de 25 personnes responsables de dispensaires en
dehors de ceux ouverts au sein du programme ont reçu une formation des HTSF. Par
ailleurs, au sein de ce groupe, un médecin de Tegucigalpa a souhaité agrandir son
dispensaire suite à la formation pour desservir en homéopathie un quartier pauvre de la
ville, et travaille bénévolement les fins de semaine pour offrir ces soins.

– Des contacts à distance sont entretenus entre des coopérants volontaires ayant participé à
des missions avec les professionnels et personnes-ressources locales afin de veiller à la
formation continue et offrir au besoin l’appui aux traitements.