Assistance en santé, nutrition et VIH/sida au Congo-Brazzaville

Publié le 12 janvier 2016

Catégories: 2015, À la une, Aide humanitaire, HCR Congo

Des femmes et leurs enfants à l’unité de réhabilitation nutritionnelle intensive de Bétou, en République du Congo.

Au poste de santé d’Ikpembele, un village situé au nord du Congo-Brazzaville à seulement 50 kilomètres de la République Centrafricaine (RCA), une dizaine de personnes attendent d’être vues. Les lits disponibles sont tous occupés.

En moyenne, entre 75 et 100 nouveaux patients se pointent le nez chaque jour et presque 100 autres viennent pour un suivi. Pour les recevoir il y a un seul infirmier (la norme de l’OMS est de 25 patients par jour), une sage-femme qui veille sur une trentaine d’accouchements par mois et une nutritionniste.

Les patients proviennent majoritairement d’un camp de réfugiés tout proche qui regroupe plus de 3000 personnes, en plus des habitants qui composent le village d’Ikpembele.

C’est dans ce type de milieu que se déroulent quotidiennement les interventions du projet d’assistance en santé, nutrition et VIH/sida mené par Terre Sans Frontières, en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Ce vaste projet de santé est destiné à offrir des soins de santé à environ 23 000 réfugiés du département de la Likouala, dont près du tiers sont des enfants de moins de 12 ans. Un volet de sensibilisation/prévention est aussi mis de l’avant, qui aborde de multiples thématiques allant de la violence envers les femmes au dépistage du VIH, en passant par la santé reproductive et l’utilisation des moustiquaires imprégnées de pesticides.
Les activités s’articulent autour de deux pôles urbains, soit Impfondo et Bétou, distants de 250 kilomètres, ce qui nécessite en moyenne six heures de transport pour les relier, par la route ou par la rivière Oubangui.

Terre Sans Frontières emploie une équipe de 130 personnes composée de docteurs, d’infirmiers, de nutritionnistes, de sages-femmes, de pharmaciens, d’agents de sensibilisation, de psychologues, de logisticiens, de distributeurs et autres pour assurer la bonne marche des interventions et offrir des soins dans une douzaine d’endroits.

Le pôle d’Impfondo regroupe un hôpital de référence et six postes de santé, alors que celui de Bétou compte cinq postes de santé, dont celui d’Ikpembele, et une unité de réhabilitation nutritionnelle intensive destinée à traiter des enfants souffrant de malnutrition allant de modérée à aigüe, ainsi que des femmes enceintes ou allaitantes.

Ce volet du projet est réalisé avec la collaboration de l’UNICEF et du Programme alimentaire mondial (PAM), qui fournissent les intrants nutritionnels indispensables au rétablissement des enfants et au renforcement de la santé des femmes.

Une collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a aussi permis de renforcer les capacités du personnel de TSF et d’obtenir des équipements et des médicaments pour les postes de santé.

Un conteneur rempli d’équipement médical et de médicaments envoyé grâce au soutien de Collaboration santé internationale et de la Fondation internationale Roncalli est aussi arrivé tout récemment à Brazzaville.

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